La grande histoire d’amour entre

le Blizzard d’Edmundston et l’UMCE 

 Photos – crédit Percy Picard

Les avantages de jouer au hockey et d’étudier en même temps a aussi trouvé preneur chez l’équipe rivale des Rapides de Grand-Sault, située à 30 minutes de route du campus d’Edmundston. Un total de six joueurs des Rapides sont actuellement inscrits en présentiel à l’UMCE, du jamais vu!  

Les joueurs-étudiants des Rapides sont Nathan Plamondon-Michaud, de Québec (kinésiologie, 2e année), Mathis Cyr, de Chambly, au Québec (kinésiologie, 1re année), Isaac Allard, de Saint-Jean-sur-Richelieu, au Québec (B.A.A. – comptabilité, 1re année), Tristan Richard, de Dieppe (programme préparatoire aux sciences de la santé, 1re année), Loïc Francoeur, de Saint-Jean-sur-Richelieu, au Québec (B.A.A. – général, 1re année), et Jérémy Thibodeau-Soucy, de Sainte-Sophie, au Québec (programme préparatoire aux sciences de la santé, 1re année).  

Bleu et Blanc (Blizzard), Vert et Blanc (Rapides), Bleu et Or (Aigles Bleus), l’Université de Moncton est fière de vous!  

Le dernier mot revient encore aux pères Eudistes, fondateurs du Collège Saint-Louis (aujourd’hui UMCE) en 1946 : « Un esprit sain dans un corps sain ». 

Sébastien Deschênes

Vice-recteur d'Edmundston

Le vice-recteur de l’UMCE, Sébastien Deschênes, est subjugué par l’enthousiasme contagieux que suscite la présence du Blizzard et des joueurs-étudiants.  

« C’est la folie furieuse à Edmundston. Le Blizzard, c’est l’équipe qui rassemble Monsieur et Madame tout le monde, jeunes et moins jeunes, a déclaré M. Deschênes. Ici, nous avons vaincu la morosité de l’hiver. Si, depuis longtemps, le ski a rassemblé beaucoup d’adeptes de cette discipline dans la région, on peut affirmer que le hockey junior A a permis de réchauffer le cœur de milliers de gens. Le Blizzard, ce n’est pas que du hockey; c’est une sortie pour bien des gens qui trouvent l’hiver long et qui font d’une pierre deux coups en rencontrant leurs amis lors des parties très relevées et spectaculaires. »  

Le Blizzard compte cette année cinq joueurs-étudiants. La saison dernière était une année record avec dix joueurs fréquentant l’UMCE. Le vice-recteur, qui assiste lui-même assidument aux matchs du Blizzard, insiste sur l’encadrement que reçoivent ces joueurs.  

« La saison de hockey correspond exactement avec celle d’une année complète à l’université, soit une durée de huit mois. Il s’agit d’une symbiose parfaite! Par-dessus tout, nous sommes fiers de l’engagement des professeures et professeurs de contribuer au succès académique de ces hockeyeurs. L’horaire des joueurs est assez particulier, avec des entrainements et des parties qui entrent souvent en conflit avec leur vie sportive. Les membres du corps professoral parviennent à s’ajuster avec la réalité à laquelle ces jeunes sont confrontés. Nous sommes également fiers d’affirmer que les joueurs-étudiants réussissent bien à l’UMCE et qu’ils exercent une influence positive dans la communauté universitaire et hors campus. »  

Philippe Collette

Photos – crédit Percy Picard

Dans sa jeune histoire, le Blizzard compte sur de nombreuses vedettes. Mais il n’y en a certes pas une aussi grande que le capitaine Philippe Collette qui a fracassé la saison dernière presque tous les records individuels à l’attaque en carrière.  

En grand leader, l’Acadien de 20 ans de Saint-Antoine a mené son équipe au deuxième championnat des séries éliminatoires le printemps dernier.  

Étudiant de deuxième année en criminologie au campus de Moncton, Philippe Collette a lui aussi su apprivoiser son passage vers le calibre de jeu universitaire.  

« Il est certain que c’était un grand saut de passer du hockey junior au hockey universitaire, fait-il remarquer. Dès le début du camp d’entrainement, j’ai vu à quel point les gars travaillaient fort chaque jour. Le calibre de jeu est intense et chaque partie ressemble presque à un match des séries. De plus, ce n’est pas facile de s’habituer à la vitesse et à l’aspect physique du niveau universitaire. Cela m’a pris plusieurs entrainements et quelques parties pour m’adapter. »  

Philippe Collette a passé deux années complètes à étudier au campus d’Edmundston. « J’ai bien aimé l’UMCE. Avec des classes plus petites, tu apprenais à connaitre tout le monde. De plus, les professeurs étaient vraiment bons et flexibles, surtout pour déplacer des examens afin que je puisse aller à mes parties avec le Blizzard », a indiqué celui qui détient aujourd’hui les marques en carrière de l’équipe d’Edmundston avec ses 61 buts, 113 passes et 174 points en seulement 118 rencontres.

Carl-Anthony Massé

Photos – crédit Percy Picard

La transition vers le campus de Moncton

Ce mariage Blizzard-UMCE n’est pas sans rapporter des dividendes pour l’équipe des Aigles Bleus. Cette saison, trois joueurs de l’édition 2024-2025 du Blizzard endossent l’uniforme Bleu et Or, soit les recrues Carl-Anthony Massé, Philippe Collette et Jérémy D’Astous. Et c’est sans oublier les anciens du Blizzard, Jonathan Desrosiers (2019-2020 et 2020-2021) et Olivier-Luc Haché (2018-2019).  

Carl-Anthony Massé, de Rivière-du-Loup, a fait la pluie et le beau temps à ses deux dernières saisons dans l’uniforme du Blizzard. Il a été choisi le joueur le plus utile des dernières séries éliminatoires, aidant les siens à soulever la coupe LHM Metalfab. D’un vétéran junior, il s’amène à Moncton comme un joueur recrue.  

« Ma saison avec les Aigles Bleus se déroule très bien jusqu’à maintenant. Dès que je suis arrivé au camp d’entrainement, j’ai vu le professionnalisme et l’esprit de famille de l’organisation. Évidemment, j’ai dû m’adapter à la rapidité et à la dimension physique du jeu, mais je m’en suis bien tiré dans ce calibre de jeu élevé. Les joueurs ont tous joué dans la LHJMQ à un moment ou l’autre. Ils ont donc tous un bagage hockey assez intéressant et c’est le fun de pouvoir évoluer avec eux », a indiqué l’attaquant de 21 ans qui, malgré sa petite stature, ne s’en laisse pas imposer.  

Carl-Anthony Massé ne se distingue pas seulement sur la patinoire. Il excelle aussi le nez dans les livres. L’hiver dernier, il a fait partie des personnes étudiantes figurant au tableau d’honneur du décanat d’études du campus d’Edmundston grâce à un rendement académique supérieur.   « Je suis très reconnaissant d’avoir fait partie de ce tableau d’honneur, a-t-il souligné. J’ai vraiment adoré mon année à l’UMCE. J’ai aimé la présence des professeurs pour m’encadrer dans mes succès. Même si je devais m’absenter en raison du hockey, ils ont toujours été très compréhensifs et m’ont toujours aidé à trouver des solutions pour que je puisse reprendre la matière ou même des examens. Le campus à Edmundston est beaucoup plus petit qu’à Moncton, ce qui fait en sorte que l’atmosphère est différente : les classes sont moins grosses, c’est plus personnel et cela permet de connaitre les autres étudiants de ton programme. »  

Alexis Chénard

Photos – crédit Percy Picard

Alexis Chénard indique qu’il aimerait devenir dentiste. « Je vais terminer mon D.S.S. l’année prochaine, donc durant ma dernière année d’admissibilité chez les juniors. Je vais ensuite postuler pour le programme de médecine dentaire l’année suivante. Le hockey me garde motivé et m’aide aussi à développer plusieurs atouts pour le futur, comme l’organisation, l’éthique de travail, la maturité, etc. », a indiqué l’arrière qui totalisait, au 5 décembre, un but et cinq passes en 23 parties avec le Blizzard.  

Les autre joueurs-étudiants du Blizzard sont Mathieu Boucher, de L’Ancienne-Lorette, au Québec (B.A.A. – finance, 2e année), Noah Breau, d’Aldouane (kinésiologie, 2e année), Samuel Cloutier, de Lévis, au Québec (B.A.A. – général, 1re année), et Lucas Fortin, de Repentigny, au Québec (génie mécanique, 1re année).  

Alexis Chénard

Photos – crédit Percy Picard

Les joueurs-étudiants 

Rien de mieux que de demander aux principaux intéressés ce qu’ils pensent de cette belle conjugaison entre les études et le hockey.  

Âgé de 19 ans, le défenseur rimouskois Alexis Chénard entame sa deuxième campagne avec le Blizzard. Il est inscrit à l’exigeant programme préparatoire aux sciences de la santé (D.S.S.).  

« J’étais étudiant en sciences de la nature au cégep de Rimouski quand j’ai eu la possibilité de venir jouer pour le Blizzard, a-t-il raconté. Donc, je voulais rester dans cette direction, mais je ne savais pas trop comment ce programme-là fonctionnait à distance et, quand j’ai su qu’il ne se donnait pas entièrement à distance, on a dû trouver une solution pour que je puisse continuer mes études en jouant ici à Edmundston. En parlant avec le président de l’équipe, André Lebel, et avec le conseiller en orientation de l’UMCE, Réal Levesque, on a pu établir un plan structuré pour me permettre de continuer au D.S.S. »  

 C’est le mariage parfait!

L’histoire d’amour que vivent le Blizzard d’Edmundston et l’Université de Moncton, campus d’Edmundston (UMCE), depuis l’arrivée de l’équipe au sein de la Ligue de hockey junior A des Maritimes il y a neuf ans, est tout simplement fantastique. Et le coup de foudre ne semble pas vouloir s’estomper…

Le nombre de hockeyeurs qui revêtent l’uniforme du Blizzard et qui font leurs études à l’UMCE varie, bon an mal an, de cinq à dix par année. Cette année, ce nombre est de cinq.

À l’instar du campus de Moncton qui compte ses illustres Aigles Bleus comme équipe de hockey masculine maintes fois décorée, le campus d’Edmundston a aussi ses « enfants chéris », adulés non seulement par la communauté universitaire, mais par toute la région de l’Acadie des terres et forêts. Ils arrivent de partout pour être témoins d’un calibre de jeu étonnamment relevé. Les spectateurs proviennent de la grande région du nord-ouest du Nouveau-Brunswick et des communautés avoisinantes. 

On estime même à quelque 200 amateurs provenant des municipalités acadiennes de l’État du Maine et à une centaine de Québécois du Témiscouata, de Rivière-du-Loup et de Rimouski à chaque rencontre du Blizzard au sublime centre Jean-Daigle, encore tout neuf depuis son ouverture en octobre 2017.  

La grande ruée vers le centre Jean-Daigle n’est pas sans rappeler l’écho murmurant du célèbre film Field of Dreams, « Build it, he will come ». Edmundston a construit un amphithéâtre ultramoderne et la population l’envahit de match en match. En 13 parties locales cette saison, le Blizzard a attiré 29 531 spectateurs, soit une moyenne de 2 272 par partie. 

Aucune autre des 116 formations juniors A de la Ligue de hockey junior canadienne n’attire autant.